MUTILATION SEXUELLE C’EST QUOI ? 

Il s’agit d’enlever, en les coupant, une partie ou l’ensemble des organes génitaux féminins externes.

Il existe différents types de mutilations sexuelles, encore pratiqués aujourd’hui, le plus souvent pour des raisons culturelles ou religieuses

Ces pratiques sont majoritairement faites en Afrique, Asie et au Moyen-Orient. 

Mais aussi… en France! Car dans certaines familles et communautés, ce ne sont pas les lois et les droits de la république mais les lois communautaires, familiales, culturelles et religieuses qui s’appliquent. 

Les différents types de mutilations sexuelles :

As-tu déjà entendu parler « d’excision » ? 

C’est la mutilation sexuelle féminine la plus connue. 

*L’excision : ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres, avec ou sans ablation des grandes lèvres.

*La clitoridectomie : ablation partielle ou totale du clitoris.

*L’infibulation en est la forme la plus extrême elle consiste à coudre les grandes lèvres afin d’empêcher les relations sexuelles

*toutes les autres interventions néfastes au niveau des organes génitaux féminins à des fins non médicales, par exemple, piquer, percer, inciser, racler et cautériser les organes génitaux.

Les risques pour la santé :

Les mutilations sexuelles féminines présentent des risques pour la santé, immédiats ou à long terme.

• Les complications immédiates : douleurs, hémorragie (perte de sang importante), infections de la zone génitale… celles-ci pouvant parfois même entraîner la mort. Il y a aussi un risque de transmission du VIH si un même outil est utilisé pour plusieurs opérations.

• Les conséquences à long terme : kystes et abcès, lésion de l’urètre générant une incontinence urinaire, VIH, tétanos, rapports sexuels douloureux, dysfonctionnements sexuels.

Les femmes mutilées sexuellement peuvent rencontrer également des problèmes au moment de l’accouchement, pour elles comme pour leur bébé.

Les conséquences psychologiques

Les mutilations sexuelles féminines sont un réel traumatisme, une trace qui marque à vie celles qui les ont subies. Lorsqu’elles en ont été victimes enfants, certaines jeunes filles ne se rendent compte que beaucoup plus tard qu’elles ont été mutilées. Au-delà des conséquences sur leur corps au quotidien ou sur leur sexualité, il est alors question de leur identité et de leur intégrité en tant que femme.

La loi en France :

Les mutilations sexuelles sont considérées comme des « violences ayant entraîné une infirmité permanente » dans le code pénal, article 222-9. Elles peuvent être punies de 10 ans de prison et de 150 000 euros d’amende. La peine peut aller jusqu’à 20 ans de prison si ces violences ont été faites sur des mineures de moins de 15 ans.

Si la victime est de nationalité française ou qu’elle réside sur le sol français, la loi française est appliquée même si la mutilation sexuelle est commise à l’étranger.

Au-delà des actions de prévention, les femmes qui le souhaitent peuvent avoir recours à une intervention chirurgicale réparatrice. Rencontrer et être suivie par un gynécologue est pour cela indispensable.

Pour en savoir plus ou être aidée, tu peux :

• T’informer auprès  du Planning Familial

• T’adresser au Groupe de Femmes pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles en appelant le 0143481087

Tu peux aussi consulter le site : www.alerte-excision.org à destination des jeunes.