Le viol est défini par le Code pénal (article 222-23) comme tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise. C’est un crime passible de la cour d’assises. 

On distingue le viol des autres agressions sexuelles à travers l’existence d’un acte de pénétration qui peut être vaginale, anale ou buccale. Cet acte peut être réalisé aussi bien avec une partie du corps (sexe, doigt…) qu’avec un objet. 

Si vous avez des questions sur ce que vous avez pu subir pour en connaître le catégorie pénale n’hésitez pas à contacter les maisons de justice de votre ville ou les personnes qui travail dans ce domaine car malheureusement en terme de justice il peut parfois avoir une différence entre les faits et les réalités pénales.

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Le pouvoir séducteur et manipulateur des agresseurs ou violeurs n’épargne pas les jeunes générations. En effet, les adolescents, souvent en quête d’identité sont aussi de grandes victimes de ce fléau. L’adolescence est l’âge où l’on cherche à copier telle personne, star ou mode, l’âge où l’on cherche à être populaire, à prouver aux autres et à soi-même que l’on est capable, l’âge où l’on arpente les chemins de l’affirmation de soi.

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BANALISATION DU CORPS

  • Chez les adolescents, le sexe est soit banalisé soit méprisé mais populaire dans les conversations, réseaux sociaux, séries télévisées, clips vidéo….

Aujourd’hui avoir une relation sexuelle à partir de 15 ans est signe d’anomalie car les pratiques sexuelles sont de plus en plus précoces. S’habiller sexy, faire des photos osées voire érotiques et les poster sur les réseaux sociaux, sont monnaie courante. Certains parents ne trouvent aucun inconvénient à ce que leurs ados s’habillent à leurs guises quitte à être provocant(e)s, cela en raison de l’influence mondaine du moment. La tendance est pour ainsi dire, le passe-droit donnant lieu à des viols et abus sexuels dans l’univers des adolescents.

MANIPULATION DES AGRESSEURS

  • Les agresseurs d’adolescents ont un profil variable. Ils peuvent être une simple rencontre sur les réseaux sociaux, dans la rue, un ami du quartier, un voisin, une connaissance scolaire ou tout simplement une personne qui leur plaît.

Cette tendance des adolescents à banaliser le sexe ou à manifester un manque d’inhibition sur le sujet, permet aux agresseurs de collecter des informations en amont sur les profils de leurs victimes, leur cadre familial, leur état psychologique, leurs faiblesses et besoins affectifs ou financiers etc. La machine de séduction et de manipulation se met alors en place à partir de ces éléments : les agresseurs les flattent, les séduisent, les menacent parfois pour obtenir ce qu’ils désirent, les font tomber dans leurs pièges bien élaborés.

EXEMPLES LES PLUS FRÉQUENTS :

  • * Cas de la fille amoureuse

 « Couche avec tous mes copains si tu m’aimes vraiment, fais-moi plaisir et je t’aimerai plus encore. Je te présenterai à ma mère, tu es la future mère de mes enfants etc ».

Les jeunes filles amoureuses, acceptent ce genre de compromis, pensant donner une preuve d’amour alors que leur agresseur a ni plus ni moins, joué avec leurs sentiments.
Lorsque les agresseurs achètent des cadeaux aux victimes, c’est pour mieux retenir ensuite ces dernières par des chantages affectifs  « avec tout ce que jai fait pour toi (…) », « moi au moins je prends soin de toi(…)» , « tu me dois bien cela (…) ». Pour d’autres, le chantage portera sur les actes déjà posés par l’adolescente dans le passé : « Tu as accepté de me rencontrer et tu m’as fait voir certaines parties de ton corps via internet, c’est que tu voulais aller plus loin alors laisse-toi faire »… Toutes ces expressions ont pour seul but de faire culpabiliser les victimes et les contraindre à se laisser abuser.

  • * Cas des sportifs, mannequins…

« Je ferai de toi une star, mais tu dois faire ce que je te dis. » Là également, la séduction laisse souvent place au chantage : « Si tu as accepté de venir avec nous, assume et va jusqu’àu bout », « si tu ne te laisses pas faire, je salirai ta réputation ».

La perception du consentement est très délicate dans ces domaines et les techniques des agresseurs, très subtiles.

LE MOT DE MRS K

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La méconnaissance ou la banalisation des notions d’amour et de relation sexuelle par les adolescents, fausse leur perception du danger. Il devient donc urgent d’aborder ces sujets avec la jeunesse car les pièges et danger pour eux, sont nombreux. Leur ignorance en fait des proies faciles pour leurs agresseurs. Pour autant, cela ne justifie en aucune manière, les abominations commises par les violeurs qui demeurent des criminels.

À toi donc qui te sens coupable, ma question est : avais-tu souhaité vivre un viol ou agression sexuelle ? Tu n’es coupable de rien car rien ne justifie de tels actes. Sors donc des faux raisonnements qui t’oppressent et t’accusent et ne laisse personne, ni avocat, ni policier, ni juge, ni parents te faire croire que tu as été violé(e) ou agresser parce que ton attitude, tes habits, tes fréquentations,…incitaient à cela.

C’était Mrs K pour vous soutenir !

Vous trouverez bientôt dans la rubrique “ Prévention ” des articles qui vous aideront à protéger et accompagner vos adolescents.

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J’espère que cet article vous a éclairé.


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